A la découverte des sports insolites et peu connus

Flo Autres & Insolites, Sport Leave a Comment

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On a parfois trop l’habitude, pour différentes raisons, de s’attarder médiatiquement sur les sports les plus populaires. Dans cet article, nous allons nous intéresser à d’autres disciplines, peu connues du grand public, mais qui méritent autant qu’on s’y attarde par leur spécificité et le plaisir qu’ils peuvent transmette à leurs pratiquants.


“Sports méconnus”, ça veut dire quoi ?


Avant toute chose, il convient de définir ce qu’on entend par ce terme de “sport méconnus”. En effet, comme nous le relate Pierrot, certains de ces sports sont “connus” en termes de notoriété ou bien font partie des sports les plus pratiqués dans le monde. Mais dans cet article, nous allons nous intéresser aux sports qui ne comptent pas plus de 10 000 licenciés en France, qui n’ont pas de visibilité médiatique et un dernier critère (plus subjectif mais pas moins intéressant) sur le fait que le fonctionnement de ces sports soit méconnu.

Ces trois critères nous permettent deux choses :

          • D’une part de certifier que ces sports sont “méconnus” dans le sens où nous l’entendons car on imagine que bon nombre d’entre vous connaissent déjà certains de ces sports
          • Mais aussi, et c’est le but principal de notre chronique, de vous permettre de découvrir (ou redécouvrir) ces sports “méconnus” du grand public.

Par exemple, le football américain, bien moins populaire en France qu’aux Etats-Unis, ne pourrait pas être qualifié de sports ‘méconnu” selon ces trois critères. En effet, il compte tout de même plus de 20 000 licenciés en France, dispose d’une certaine visibilité de par l’influence de la culture US dans les séries, les films ou encore la publicité (les fameuses pubs Superbowl). La finale de cette dernière est même diffusé en France, en clair à la télévision, si bien que la plupart des Français saurait expliquer les principes essentiels du jeu (ici, passer le ballon vers l’avant à la main vers la zone situé derrière les poteaux de l’adversaire pour marquer des points).


Mais pourquoi cette méconnaissance ?


Leur faible résonance à l’échelle nationale peut être la conséquence d’une culture différente dans notre pays vis-à-vis de sports qui ont connus leur instauration et leur développement dans d’autres pays. Il s’agit parfois d’infrastructures moins développées en lien avec la popularité que le sport dégage auprès du grand public. La contrainte du milieu naturel agit aussi et a un impact sur la pratique de tel ou tel sport, outre la culture sportive transmise de génération en génération.


Le water polo : Le handball aquatique


Cette discipline que l’on pourrait associer à du handball en piscine est assez méconnue du public français, si ce n’est lorsqu’on y jette un œil aux Jeux Olympiques (au programme depuis 1900). Mais Nathan insiste sur le fait qu’il existe néanmoins une bonne dizaine de milliers de licenciés chaque année en France, qui n’en fait pas un sport totalement inexistant.

Le water polo, un sport complet pour le corps

Le water-polo a fait son essor au Royaume-Uni à la fin du XIXe siècle avant de devenir un sport pratiqué en grande partie dans les pays de l’Est comme la Hongrie, la Croatie et la Serbie où celui-ci est considéré comme une véritable religion. En comparaison aux autres sports de salle comme le basket, le water-polo offre une proximité entre le public. Les joueurs jouent un rythme de jeu assez intense avec une succession de contre-attaques rapides sans round d’observation (temps de possession limité à 30 secondes).


Les sports de glace : Des contraintes structurelles


Hormis le hockey sur glace ou le patinage artistique que nous connaissons assez bien, une discipline peu pratiquée et faiblement médiatisée se distingue et fait souvent sourire 😁 quand on en entend parler : le curling ! Ce sport de précision originaire du Canada consiste à placer une pierre en granite (d’un peu moins de 20 kg) le plus près possible d’une cible nommée la maison.

Le balayage, tout un art au curling !

Tout est une question de maitrise de la vitesse de la pierre ! C’est pourquoi les joueurs balayent plus ou moins devant celle-ci pour gérer sa trajectoire et éviter sa décélération sur la glace dans le but qu’elle arrive au plus près de la maison. Dans chaque équipe composée de quatre joueurs, un capitaine en bout de piste donne les instructions au lanceur pour ajuster la trajectoire de la pierre. C’est en quelque sorte de la pétanque sur glace, qui s’avère beaucoup plus technique que ça en à l’air.

Autre que le curling, les sports de glisse comme le bobsleigh (rendu célèbre aussi par le film Rasta Rockett 😉) ou le skeleton se distinguent également par la sensation qu’ils procurent. Bien que faiblement démocratisées et difficiles d’accès (équipement/structures), ces disciplines ont le mérite d’apporter une variante et une diversité d’offre dans l’accès au sport.

Le bobsleigh dans “Rasta Rockett”

Le football gaélique : Une discipline traditionnelle


Changement d’univers total ! Après la glace place aux disciplines qui ont la particularité d’avoir une forte résonance à l’échelle nationale ou locale. C’est le cas du football gaélique, sorte de mélange entre le football et le rugby qui connait un gros engouement en Irlande.

Ce sport si singulier est fortement développé dans ce pays qui compte environ 250 000 pratiquants pour 2 800 clubs. A titre de comparaison, le football gaélique est plus pratiqué en Irlande que le football ne l’est en France (+ de 5% des Irlandais). Il n’existe pas de clubs professionnels puisque ce sport se joue uniquement au niveau amateur avec des clubs représentés dans chaque comté irlandais.

Le football gaélique, un sport local avant tout !

Il faut savoir qu’un joueur de football gaélique ne peut jouer que dans le comté dont il est originaire, pour toute sa vie ! Cela renforce encore plus les rivalités et l’identité des joueurs par rapport à leur appartenance locale.

Les règles de ce sport sont plus souples et offrent un jeu assez libre avec une liberté pour l’équipe qui attaque. Et oui ! Le hors-jeu et l’interdiction des passes en avant n’existent pas ! Il est aussi bien possible d’inscrire un but au pied (rapportant 3 points) que de marquer entre les poteaux comme au rugby (rapportant 1 point).

Le temps de jeu est d’une durée de 2*30 min. Les équipes irlandaises jouent en 15 contre 15 sur des terrains de grandes dimensions contrairement aux équipes françaises (11 vs 11) qui évoluent sur des terrains de football ou de rugby pour s’adapter aux contraintes d’infrastructures. Le temps de jeu d’un match est plus court, ce qui est logique par rapport à l’effort demandé par ce sport alliant jeu à la main et jeu au pied.


Le football australien : Un sport “so Aussie” !


On va parler maintenant de football australien, un mélange de football, rugby, handball et volley-ball ! Normal que vous n’avez jamais entendu parler car ce sport n’existe uniquement qu’en Australie. Les Australiens parlent même de AFL (Australian Football League).

Comme les Australiens ne font pas les choses à moitié, ils ont décidés que le terrain serait ovale ! Ca permet aussi de créer une vraie ambiance sympathique. Les joueurs doivent cavaler car le terrain est très grand (jusqu’à 185 mètres de long et 155 mètres de large !).

Un terrain de football australien

Au niveau des points, c’est assez simple. Il y a quatre poteaux, deux grands et deux petits, de chaque côté du terrain.

Pour marquer, il faut faire passer le ballon entre les poteaux :

          • 6 points quand on fait passer le ballon entre les deux grands au pied
          • 1 point quand on touche le poteau, qu’on tape entre un grand et un petit, entre les deux grands à la main, ou que c’est un défenseur qui rentre avec le ballon entre les deux grands

Et là vous allez nous demander : Combien il y a de joueurs sur le terrain ? Et bah là c’est le bazar car on compte pas moins de 36 joueurs de champ (18 dans chaque équipe). En plus de ça, il y a 8 arbitres dispatchés sur et en dehors du terrain.

Pour ce qui est des règles c’est assez complexe et très bizarre pour le souligner (les australiens descendent quand même des Anglais !) : on a le droit de prendre à la main le ballon et de courir avec. Mais tout les 15 mètres, on doit faire un drible, comme au handball (mais dribler avec un ballon ovale c’est pas une très bonne idée 😂).

How do we play Australian Football ?

Le jeu au pied est le plus utilisé car plus de couverture de terrain et aussi parce qu’on n’a pas le droit de toucher un joueur qui a reçu une balle envoyée au pied sans qu’elle ne touche terre. On peut aussi faire des passes à la main, mais en frappant la balle comme au volley. Pas de hors-jeu ou d’en-avant.

On peut faire tout ce que l’on veut à son adversaire : le pousser, lui tirer le maillot, le plaquer, taper dans le ballon… à l’exception de le tuer bien sur 😁

Bon allez un p’tit truc marrant à vous raconter sur les arbitres ! Ils sont au four et au moulin dans la partie car ce sont eux qui font les remises en jeu. Ils se mettent face au public et balance le ballon en l’air en arrière, telle une mariée qui lancerait son bouquet ! 🤣 Et quand les joueurs marquent des buts, ils font des trucs pas possibles avec leur drapeaux, mieux que des majorettes !


Le Cricket : Méfier-vous des apparences !


C’est bien simple c’est un des sports les plus pratiqués dans le monde et notamment en Inde où il est numéro un (un match de première division indienne de cricket rapporte plus en droit TV qu’un match de Ligue 1 française de football !). Et pourtant peu de gens sont capables de définir ce jeu en France alors qu’il serait le deuxième sport le plus suivi au monde (derrière le football).

Une petite ressemblance avec le baseball, non ?

Si cela peut paraître difficile à concevoir, on peut renverser la situation : le rugby, le handball ou encore la natation synchronisée sont autant de sports dont la quasi-intégralité des Français sauraient définir en quelques mots, du moins les principes généraux. Mais dans certaines régions du monde, ces disciplines sont totalement “méconnus” et rempliraient les trois critères de “méconnaissance” en Inde quand ils n’en remplissent aucun en France.

D’autres sports peu connus méritent aussi de s’y intéresser comme le Bo Taoshi au Japon, le lancer de boules de neige (toujours au Japon), le Netball, le Tchoukball, le Ulama au Mexique, le Calcio florentin, le Quidditch, le rugby sous-marin, le kayak polo, et bien d’autres !



La chronique touche malheureusement à sa fin… Si vous avez des questions, des suggestions de sports qui seraient bons à faire valoir sur le devant de la scène, ou même si vous pratiquez un de ces sports, faites-le nous savoir en commentaire ! On se retrouve pour un prochain numéro avec la #TeamLuminews pour vous servir ! A très bientôt chers abonnés !

Flo

Nathan

Pierrot

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