Comprendre le fonctionnement du système immunitaire

Sarah Cabrol Bien-être, Santé Leave a Comment

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C’est un système très complexe de surveillance et de défense qui patrouille en permanence pour protéger notre organisme d’éléments étrangers. Il distingue le Soi (cellules de l’immunité, anticorps..) du Non-Soi (bactéries, virus, champignons…).


De quoi se compose notre système immunitaire ?

Nous avons chacun une immunité qui nous est propre. Sa construction est influencée par différents facteurs :

        • A la naissance, lors de l’accouchement par voie basse, nous héritons de la flore vaginale maternelle qui peuple notre intestin et amorce le développement du microbiote. Ce dernier joue un rôle clé dans la formation du système immunitaire.

        • Le lait maternel, enrichissant microbiote de bébé, apporte anticorps et bactéries.

        • L’exposition à son environnement et le contact avec différents types d’intrus renforceront son système immunitaire, par exemple les jouets à la bouche, les buissons, la terre du jardin ou de la forêt et les germes des autres enfants.

        • La diversification alimentaire est très importante dès lors qu’il est en âge de manger des aliments solides. Les fruits et légumes riches en fibres de toutes les couleurs.


Les acteurs de l’immunité


Certains organes sont responsables de la production et la maturation des cellules immunitaires comme la moelle osseuse, le thymus qui assure la maturation des lymphocytes T (anticorps) pour devenir performants, les ganglions lymphatiques regroupées principalement dans le cou, les aisselles et l’aine filtrent la lymphe. Les amygdales sont situées dans la région du pharynx.

Principe de production et maturation des cellules immunitaires

Le tissu immunitaire renfermant 70% de notre immunité sont les plaques de Peyer situées dans l’intestin. Il abrite des milliards de bactéries bénéfiques et opportunistes appelés flore intestinale ou microbiote. Puissantes barrières contre les bactéries pathogènes, elles communiquent directement avec le système immunitaire général.


L’intrus se faufile dans notre organisme


L’élément étranger s’introduit, le système immunitaire va moduler suivant deux lignes de défense.

Première ligne de défense : la réponse immunitaire non spécifique (ou inné) modulée par la peau, les glandes sudoripares, sébacées et lacrymales. Celles-ci sécrètent sueur, sébum, larmes et contenant des substances antimicrobiennes. Les poils, les muqueuses du vagin, du colon et de la gorge interviennent aussi dans la réponse immunitaire non spécifique.

Elle permet de combattre tous types de pathogènes (virus, bactéries, champignons, parasites). La réaction inflammatoire lorsque l’on se cogne et la fièvre sont des réactions de ce système immunitaire.

Bactérie dans notre corps : Que faire ?! 😱

Quand le virus a réussi à s’introduire, malgré ces barrières, viens alors l’activation de la seconde ligne de défense : la réponse immunitaire spécifique (ou acquise).

La réponse immunitaire spécifique intervient quelques jours après l’infection par la reconnaissance spécifique de l’antigène (intrus). L’antigène montre en quelque sorte sa carte d’identité aux cellules présentatrices de l’antigène et est reconnu comme du Non Soi. La synthèse des anticorps est déterminée par l’introduction de l’antigène dans l’organisme.

Cette réponse intervient au niveau humoral (sang, lymphe) et cellulaire par la production de cellules immunitaires, les lymphocytes B et T, d’anticorps spécifiques (igG, igA, igE…). Interviennent par la suite les cellules tueuses NK (Natural Killers) les cytokines (substances pro-inflammatoires) et les macrophages. Ces cellules ont pour capacité de se déplacer et de répondre au système d’alarme mis en place.

Immunité : l’inné ou l’acquis ?

Les anticorps forment un complexe antigène-anticorps en se fixant sur l’antigène et en le détruisant.

La réponse immunitaire non spécifique intervient toute de suite après l’introduction de l’antigène, sans le reconnaitre de manière spécifique, la réponse secondaire est aussi efficace que la primaire.

La réponse spécifique se fait après celle de la réponse non spécifique. Son activation se produit au bout de quelques jours et nécessite une reconnaissance spécifique de l’antigène. Elle a la capacité de former des cellules mémoires, par l’introduction de l’antigène spécifique. La réponse secondaire est plus efficace que la primaire, c’est le principe de la vaccination !


Dans mon prochain article je vous indiquerais comment peut-on renforcer son système immunitaire grâce à l’hygiène de vie et la naturopathie. Prenez soin de vous !


Sarah Cabrol

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