Le sucre et l’indice glycémique

Sarah Cabrol Bien-être, Santé 2 Comments

405 personnes ont lu cet article


De quoi parle-t-on aujourd’hui Sarah ? 🤔 L’indice glycémique (IG) d’un aliment ça vous dit quelque chose ? Et bien c’est l’effet que ce dernier va avoir sur votre glycémie (c’est-à-dire votre taux de sucre dans le sang). Cet indice permet d’évaluer la quantité de sucre produite par un aliment.

Un aliment à indice glycémique élevé augmentera davantage le taux de sucre dans le sang qu’un aliment présentant un indice glycémique faible.

      • Indice élevée : supérieur à 70
      • Moyen : Entre 55 à 70
      • Bas : inférieur à 55

Pourquoi s’en préoccupe t-on ?


Un aliment à IG élevé va augmenter de façon considérable notre glycémie.

Prenons l’exemple d’une tartine de pain à la confiture. En mangeant, vous allez avoir une première étape de digestion mécanique par les dents et chimique par les enzymes de la salive. En partie broyée, elle va descendre dans l’œsophage, puis l’estomac qui va la brasser et digérer chimiquement à l’aide des sucs gastriques et de l’acide chlorhydrique. Dernière étape de digestion finalisée par l’intestin grâce aux sucs pancréatiques et à la bile produit par le foie.

La tartine de pain : Un indice glycémique très élevé (96, presque comme celui du sucre pur qui est de 100 !)

Maintenant que notre tartine est réduite en molécules de glucose, où va se faire l’absorption ? Par les microvillosités de l’intestin, qui ont la forme de petits doigts; elles vont capter le glucose qui passera dans le sang afin d’être récupéré comme énergie par nos cellules. Le but étant de stabiliser notre glycémie.

Le pancréas va être alerté par cette hausse brutale de la glycémie. En réponse, il va sécréter davantage d’insuline (une hormone) faisant chuter ce sucre sanguin. On se retrouve en hypoglycémie réactionnelle avec ces symptômes que vous avez certainement déjà ressenti : les coups de fatigue, ce besoin irrépressible de remanger quelque chose de sucré pour retrouver un niveau d’énergie correct, et de l’irritabilité.

Le pancréas va libérer cette-fois ci du glucagon qui va faire remonter cette glycémie dans les chaussettes. On constate une alternance de pics et de chutes non favorables au fonctionnement du pancréas.


Quelles incidences sur l’organisme à consommer des aliments à IG élevé ?


Les aliments à Indice Glycémique élevé aiguisent notre appétit, ils proviennent souvent d’aliments raffinés et carencés en nutriments, ce qui entraînent les personnes à en consommer davantage favorisant la prise de poids.

Selon le professeur Mike Pagliassotti, il existe un lien entre le diabète non insulinodépendant et la consommation d’aliments à IG élevé. En effet, la consommation d’aliments à IG élevé favorise la résistance à l’insuline (cette dernière, en plus d’abaisser la glycémie, permet aussi de faire rentrer le sucre dans les cellules du foie, des muscles…). Quand il y a résistance à l’insuline, nos cellules font barrage à l’entrée du sucre, il n’est pas utilisé et reste dans le sang.

Mike Pagliassotti, professeur à la retraite et chef du département “Sciences de l’alimentation et nutrition humaine”

Un chiffre à savoir d’ailleurs : 17 millions d’Américains, soit 1 sur 20, souffrent de diabète non insulinodépendant ! Ce n’est pas négligeable !

Les habitudes de consommation d’aliments à IG élevé peuvent être la source de différents troubles de santé comme l’obésité, la baisse du bon cholestérol et l’excès de triglycérides, l’hypertension artérielle et les problèmes cardiovasculaires


Quelles solutions peut-on apporter ?


  • Consommer des aliments non raffinés. Remplacer les farines blanches par des farines semi-complètes ou complètes (riz, pâtes, pain). Le sucre blanc par du sucre complet (muscovado ou rapadura).
  • Remplacer vos jus de fruits par des fruits frais entiers. Les fibres ralentissent l’absorption du sucre dans le sang.
  • Faites vous-même vos pâtisseries. Différents sucres transformés tel que le “sirop de glucose” ou “glucose-fructose” ne sont pas reconnus par le foie et élèvent considérablement la glycémie, et puis c’est toujours mieux de savoir ce que l’on mange 😉
  • Respecter la durée de cuisson. En effet, la cuisson influe sur la structure de l’amidon. C’est le cas des pâtes : les spaghetti “All Dente” auront un IG plus faible (45) que bien cuit (55), de même que pour la pomme de terre, le riz et les carottes.

En manque d’idées de recettes ? Inspirez-vous du livre “Mes recettes express à IG bas” d’Ella Hagege.


Voilà, c’est tout pour ce nouveau numéro ! Vous êtes maintenant incollables sur l’indice glycémique, et peut-être changerez-vous votre façon de manger ? En tout cas, n’hésitez pas à nous faire un retour de votre expérience ou simplement de votre ressenti en commentaire !!! Si vous avez apprécié cet article, n’hésitez pas à loucher le p’tit pouce en l’air 👍 ça fait toujours plaisir ! 😉 On se retrouve, pour ma part, le mois prochain pour un nouvel opus sur la naturopathie avec la team Luminews !

Comments 2

  1. Très bon article ! J’ajouterai même qu’on recommande de manger les aliments entiers ou en morceaux pour limiter les apports. La pomme de terre cuite en morceaux aura un plus faible apport que la même pomme de terre réduite en purée 😉

  2. J’en n’ai parler pour les fruits mais effectivement j’aurais pu mentionner d’autres aliments comme la pomme de terre et la carotte qui sont à manger de préférence en morceaux 🙂

Laisser un commentaire

Veuillez noter s'il vous plaît

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.