Ready Player One : quand le virtuel devient réalité

Giselle Culture 1 Comment

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De retour un an après son élégant et efficace Pentagon Papers, Steven Spielberg (71 ans quand même ! Et oui Papy fait de la résistance ! 😁) sort le grand jeu en 2017 avec Ready Player One. Adapté du best-seller du même nom sorti en 2011, ce film raconte les aventures de Wade Watts, interprété par Tye Sheridan (notamment apparu dans X-men : Apocalypse et X-men : Dark Phoenix dans le rôle de Cyclope), dans un monde virtuel addictif qui se nomme l’OASIS, dont s’adonne les humains en 2045.

Dans cet espace de vie différent de la réalité, la société est ravagée par le chômage, la pauvreté, la surpopulation et le désespoir. Chacun se déconnecte du monde réel et se coupe de tout contact humain. Le personnage principal Wade, muni d’une combinaison et d’un casque, se fait appeler Parzival (nom d’avatar) dans le jeu. Tout les joueurs partent à la “chasse au trésor” et à la recherche d’un œuf magique “Easter Eggs” qui contient les clés de ce monde informatique délaissé par son créateur. Entre intrigue et retour vers le passé, amour et combat, ce film à tout pour plaire !

Vous êtes prêts ? C’est parti !

La pop 80 ‘s omniprésent


La où les choses sont amusantes c’est quand ont apprend que l’écrivain lui-même, Ernest Cline, s’est inspiré de Steven Spielberg pour écrire certains passages de son roman et a utilisé plusieurs références à ses films tel que E.T, Jurassic Park et pleins d’autres encore. Quel ironie d’avoir son modèle pour faire prendre forme sur le grand écran son histoire. Rendre hommage au cinéma, jeux vidéos et musiques de cette époque en un seul film n’a pas du être mince affaire !

Une BO enivrante (Van Halen – Jump) qui donne tout son sens au film et joue un rôle important : des musiques qui s’adaptent à chaque situation rien de tel qu’un bon “You makes my dreams” pour se sentir taper du pied. Des morceaux tels que “You should be dancing” des Bee Gees, ainsi que “Rebel Yell” de Billy Idol donnent un petit coté FUN à l’œuvre.

Passé du grand King-Kong à Sonic, mais encore Halo, Overwatch, Hello Kitty et une farandole d’autres figures emblématiques de la communauté 80’s, Spielberg pose directement les pieds dans le plat dès les 15 premières minutes du film. Cela provoque une explosion de références et nous ramène aussitôt à nos 15 ans, où l’on retrouve son âme d’enfant accompagné d’un espace environnant incroyable, comme escalader l’Everest avec BATMAN. A l’époque de l’écriture du livre tout ceci paraissait inimaginable, et pourtant à l’heure actuelle, en 2021, nous nous rapprochons rapidement de notre image du virtuel. A quand les boites de nuit à gravité zéro ? 🤔

Un de mes moments les plus appréciés du blockbuster est l’instant où l’on passe sous le décor d’un jeu de course de voiture muni de la fameuse et légendaire DeLorean de “Retour vers le futur”. Un spectacle époustouflant s’ouvre à nous, comme si on venait s’intégrer au jeu et qu’on prenait part au montage, l’envers du décor.

“Nom de Deus Marty, cette DeLorean flotte sur l’eau !”

Prévisible


En me permettant une petite critique, énormément de points du script sont décelés à l’avance du coté de l’histoire. D’un coté les méchants, de l’autre les gentils. Après l’obtention de trois clés et d’un jeu rempli d’indices et de défis plus fous les uns que les autres, Mister Hallyday, grand créateur du jeux fait héritage de son monde à la personne qui en sera digne après les obstacles franchit et deviendra son successeur. Wade l’intello par excellence mais un peu simplet “Monsieur tout le monde” trouve tour à tour les clés. Jusque-là pas de surprise.

Accompagné de sa chère et tendre ARTEMIS interprétée par Olivia Cooke et de son (ou sa) meilleur(e) ami(e) AECH joué par l’extravagante Lena Waithe, Wade créer une fine équipe qui mêle amour et rire. Car oui, le grand gaillard sorti tout juste d’un Seigneur des Anneaux version troll, nous aura étonné de ses cris perçants face aux jumelles de Shining (Oh Stanley Kubrick si tu m’entends !). Dans tout ça, le happy-ending t’en attendu arrive, toute l’équipe de Parzival devient les grands champions (on ne s’y attendait pas à celle-là dis donc ! 😂) et pourtant malgré ça tout cela reste satisfaisant. C’est fort quand même !

Tant pis pour l’histoire, les années 80 c’est trop cool !

Le méchant aux deux pieds gauches


Dans le but de détenir le contrôle total de l’Oasis, Ben Mendelsohn dans le rôle de Nolan Sorrento met tout en œuvre et si prend comme un manche ! C’est le moins que l’on puisse dire….

Dans un premier temps, il fait appel à son mercenaire I-Rok, un avatar à l’apparence terrifiante, marchand d’arme rare et de renseignements illégaux. Il est un de mes personnages préférés dû à son air naïf, ce qui est cependant un leurre car on ne sait pas qui se cache derrière son avatar. Il est envoyé dans ce monde afin de stopper Wade dans sa progression car celui-ci a refusé l’offre de Sorrento de rejoindre son entreprise pour gagner le concours au nom de sa société. Malheureusement, cela coûtera la vie à sa tante dans le monde réel. Après de multiples tentatives, Wade reste catégorique !

Dans un deuxième temps, le protagoniste à la tête de l’IOI “Innovation Online Industries” créer une équipe de SIXERS (style I-Robot) pour trouver l’œuf tant convoité, là encore un échec puisqu’ils se font tous démanteler un à un.

Une belle équipe de bras cassés quand même !

Malgré tout cela, ce qui le conduit à sa perte sera finalement une faute de débutant, une erreur tellement improbable qu’il fait peine à voir. Ce dernier a tout bêtement laissé un post-it à son poste de connexion avec noté dessus identifiant et mot de passe. Offert littéralement sur un plateau, rien que ça !! Vous le croyez vous ? Une faute d’inadvertance qui ne sera pas tombé inaperçu au yeux de Wade en une seule visite.

Grâce au talent de Aech (car ou il/elle a de l’or dans les mains), ils arrivent à recréer au détail près le bureau de celui-ci virtuellement. Avec l’aide des souvenirs de Wade et ce malgré lui, Sorrento passe à la confession. Un besoin de reconnaissance lui forgea cette personnalité, ayant été par le passer l’assistant, “un loser” si je puis dire, d’Halliday. N’ayant jamais été pris au sérieux par ses supérieurs, il décida de monter sa propre agence machiavélique et quelque peu défaillante. Petit exemple de son problème d’égo surdimensionné se trouve dans la bataille finale où il n’a rien trouvé de mieux que de se représenter en SUPERMAN (encore une référence tiens !).

Un petit air de Daft Punk, non ?

Projection astrale


Comment ne pas reconnaître le réalisateur à travers les traits de James Hallyday (aux allures de Steve Jobs pour ses inventions visionnaires), il a trouvé une sorte de projection et autoportrait de lui-même parfait à une introspection de son travail. Un ex-ado solitaire qui se réfugie dans les jeux vidéos et les films et devient une des personnes les plus admirées et les plus riches de l’industrie cinématographique. Un statut d’icône dans le cœur des cinéphiles qu’il a clairement conscience et qu’il fera tout ce qui est en son pouvoir pour le faire valoir.

Le saint Graal !

On pourrait également rapprocher la sinistre compagnie IOI aux géants Google et Facebook actuels : des entreprises aux allures “cool” qui rêve d’un monopole absolu sur son marché.

Pour conclure, les attentes sont atteintes, on en attendait pas moins du grand Steevy. Quelques petites failles bien insignifiantes comparé à l’énorme talent cinématographique dont il fait preuve, un éternel visionnaire dans le milieu. READY PLAYER ON au top !



Allez pour finir en beauté cet article (et j’espère qu’il vous aura plus), on vous propose un petit jeu : Quel est le point commun entre ces personnalités ? WADE WATTS / BRUCE BANNER / PETER PARKER / STEVEN SPIELBERG

A vous de jouez en commentaire !

Comments 1

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    Author

    Réponse à @jeni.
    Merci pour ton commentaire un film époustouflant. A bientôt pour READY PLAYER TWO. ✌️

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