Une nouvelle ère est proche, de nouveaux problèmes approchent ! #1

Alex Informatique, Sciences Leave a Comment

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A ce jour, on ne vous parlera plus vraiment d’obsolescence quel qu’il soit, mais plutôt d’un cycle de vie des produits de consommation, un euphémisme moderne pour parler de l’obsolescence “programmée et accélérée”. Pour faire simple, ce sont des techniques de casses ou d’endommagements directs ou indirects programmés afin de vous pousser, vous futur consommateur, à une surconsommation.

Les ingénieurs et constructeurs n’ont pas manqué l’occasion d’accentuer certaines failles sous ordre indirect ou directement donné, afin de faire évoluer différentes stratégies (Physique, Organisée, Psychologique) permettant d’accélérer l’usure de la matière pour ainsi en augmenter les ventes.

Dans cet article, on va se focaliser sur les stratégies physiques (matériel) qui sont nées car les lois de cette obsolescence dite programmée n’ont jamais été réellement pénalisantes pour l’industrie de l’économie et ce monde de surconsommation.

Des enseignes comme HOP (Haltes à l’Obsolescence Programmée) demeurent encore actives pour permettre un combat contre la surconsommation et donc une sur pollution. Sans oublier les réparateurs ou transformateurs indépendants, qui, chaque jour, redonnent vie à un objet qui était sur le point d’être jeté comme un vulgaire détritus.


Les stratégies physiques


Celles-ci, plus ou moins connues et reconnues car, entre autres, une loi passée en 2015 de l’article L 213-4-1 du code de la consommation, suivi en 2016 par l‘article L 441-2 qui a été instauré est toujours en vigueur, mais qui par la suite a connu quelques scandales où nous pourront citer SAMSUNG ou son éternel rival APPLE.

L’Union Européenne est la première à s’être questionnée sur l’obsolescence programmée. Dès 2013, le Comité Economique et Social Européen a demandé d’interdire les produits contenant des défauts incorporés et conçus pour mettre fin prématurément à la vie d’un produit. C’est l’organe parlementaire de l’Union européenne qui a voté, en juillet 2017, une résolution pour “une durée de vie plus longue pour les produits, ainsi que les avantages pour les consommateurs et les entreprises”.

Quel avenir pour l’obsolescence programmée ?

Aujourd’hui, les ingénieurs sont formés à créer pour jeter et d’autres qui commencent à refaire surface ont pour règle de créer pour durer. Ces “lois” et tout ce qui les entoure passe donc fictive au yeux du monde alors que le problème est toujours là et grandi de jour en jour ! En effet, tout le monde n’a pas été en accord et deux groupes d’ingénieurs peuvent se distinguer aujourd’hui : ceux de la vieille garde qui continuent à innover pour durer et la nouvelle génération qui a été influencé par le marché dans le but de créer le produit le plus jetable possible !

Les artisans (ceux qui parfois font payer un produit plus cher qu’en grande surface ou que les marques les plus connues) ont du mal à s’en sortir alors que des effets positifs sur nos cinq sens sont à constater. Qu’il soient de la gustation, l’olfaction, l’audition, la vision ou encore de la sensation, ces effets sont d’une qualité bien plus grande mais très négligé de nos temps, et nos confrères de la surconsommations et de la mondialisation.


Quelques faits pour bien comprendre !


C’est en 1901 qu’une ampoule à été branchée dans la caserne de pompier de Livermore, en Californie. En 2001, un anniversaire a été organisé à l’occasion des 100 ans de l’ampoule, et en 2015 un évènement a vu le jour pour fêter le million d’heures de fonctionnement.

Mais alors, pourquoi ce même type d’ampoules est aujourd’hui limitée à une moyenne de 1000 heures pour les moins chères et jusqu’à 2500 heures de fonctionnement pour une meilleure qualité ?

Avant de passer aux 1000 heures en 1920, les ampoules avait déjà été réduites à un minimum de 2500 heures, on vous dit tout ici ! Voici la preuve incontournable d’un formatage d’état d’esprit mais aussi la mise en place d’un cycle de vie réduit d’un objet.

L’ampoule centenaire de Livermore (2015)

Tout commence alors en 1924 lorsqu’un groupe de personnes, un cartel du nom de Phoebus, se réunirent afin d’organiser un complot muni d’une stratégie (tiens la revoilà cette stratégie ! 😁) afin de contrôler le besoin des personnes du monde entier. Cette stratégie consistait donc à réduire délibérément, avec des procédés techniques, la durée de vie des ampoules, ainsi de 2500 heures elle passa à 1000 heures. Le but étant de contrôler le marché mondial des ampoules à incandescence et d’avoir le monopole de l’offre.

Aujourd’hui, n’importe quel entrepreneur sait qu’il faut répondre au problème d’une personne pour pouvoir faire grandir son “business”.
Ces derniers savent donc aujourd’hui, et depuis longtemps, créer une demande pour ainsi proposer l’offre adéquate et ceux parfois au déni des consommateurs. Voici qui devrait bien conclure ce passé qui fait notre futur présent.

Pour comprendre un peu plus l’histoire de l’obsolescence programmée, on vous ramène 90 ans en arrière et tout particulièrement en 1935. Wallace Hume Carothers, chimiste américain travaillant pour Du Pont de Nemours fait la découverte et l’invention de la synthétisation du nylon. On parle d’une époque, où en 1940 les fibres des tissus, qui servent à confectionner les vêtements et plus particulièrement les “bas pour femmes”, sont volontairement fragilisés pour s’effilocher.

L’obsolescence programmée : les collants aussi ?

Ce collant révolutionnaire, les concepteurs ont préféré se dire que ca l’était même trop, un problème considéré comme majeur, et des baisses de vente constatées assez rapidement. La cause ? Un nylon dit trop solide… Dans cet exemple issu de la réalité, les femmes n’avaient pas besoin de se fournir régulièrement, alors la fibre en a été affaibli afin d’effectuer plus de demandes clientèles.

Ce sont dans les années 1950, quand l’obsolescence programmée s’est généralisée, qu’un débat éclot au sein du cercle d’ingénieurs pour savoir si oui ou non il fallait programmer la mort d’un produit. Mais c’est alors que pour le plus grand nombre d’entrer eux, ces derniers sont contraints à respecter les demandes des plus riches et doivent alors utiliser leur savoir et leurs compétences pour créer un produit de qualité inférieur. On leur demande de développer des procédés permettant la réduction de vie d’une invention matérielle afin de maintenir un marché stable.


L’ère du jetable est née !


Mais alors, d’après toutes ces informations que l’on peut trouver chez notre cher ami Google, pourquoi une majorité de nos textiles ne tiennent plus ? Les appareils électroniques qui sont pour certains presque irréparables par faute de conception, les objets ou jouets doivent être renouvelés plus ou moins souvent, les motorisation qui tombent en panne fréquemment…

Comme on peut le voir sur ce cliché ci-dessous, cette immense décharge électronique regorge d’appareils de marques connues, renouvelant leur gamme chaque année tout en poussant le consommateur à acheter non plus pour s’équiper, mais pour remplacer.
Sur terre, des hommes envoient des fusées et des centaines de satellites dans l’espace, construisent des avion de ligne, et dans un futur proche un TGV en lévitation électromagnétique. Alors nos ingénieurs d’ici et d’ailleurs sont-ils vraiment incapable de nous présenter un produit directement fini ? Telle est la question !

La décharge électronique d’Agbogbloshie, banlieue d’Accra (Ghana)

Jeter c’est trop facile ! Et cette photo ci-dessous nous alerte bien sur la surconsommation matérielle générale que l’on a tous appris à nos dépens. Une façon de consommer qui a éclot et qui nous a été imposé il y a maintenant près de 100 ans, dont le but était de créer pour jeter ! Une infinité d’exemple actuels existent mais ce serait trop long de les citer. Alors, ne serait-il pas le moment d’ouvrir les yeux et de réfléchir à notre mode de consommation ?

50 millions de tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques sont produites chaque année dans le monde !

Mais alors, qui en est la cause et que faire ?


Nous ! Changeons de mode de consommation afin de pouvoir contribuer à l’écologie, la santé, l’économie et de pousser les concepteurs à créer de la qualité plutôt que de la quantité. Contribuons ainsi à une évolution bien plus rapide et croissante !

Souvenez-vous d’un exemple très distinctif : les smartphones que l’on peut trouver à tout les prix ont un coût de fabrication de seulement quelques dizaines d’euros et pourtant certains pourront être revendus pour prêt de 1200 euros ! Rien que ça vous imaginez ! 😱

Mais ces euros ne réalimenteront jamais naturellement l’approvisionnement des réserves naturelles qui ne cessent de s’épuiser. Les prix d’aujourd’hui et d’avant ne veulent plus dire forcément qualité, et ceux pour tout les univers matériels possibles !

On va finir cette chronique par ce bon vieux dicton qui résume bien le sujet : “Sur terre, rien ne se jette, tout se transforme !”.


En espérant avoir été assez clair sur cette première chronique d’une longue série espérons-le ! Si vous avez des questions ou des points à compléter, n’hésitez pas à utiliser l’espace commentaire tout en bas de l’article ! Ce serait un plaisir de débattre sur ce sujet d’actualité 😀 Si vous avez aimé cet article, je vous invites également à le noter ! En espérant se revoir très vite sur Luminews.fr ! En attendant, si vous n’avez pas eu le temps de lire le dernier article, le voici pour vous !

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